L’agglomération et l’aire urbaine de Bruxelles

Entre territoire institutionnel et territoire vécu

2009

Cette fiche présente la métropole de Bruxelles et introduit les réflexions sur la gouvernance de cette agglomération.

I - Quelques données descriptives quantitatives

Alors que le territoire de la Belgique s’étend sur 30 530 km² et compte, en 2008, 10 606 000 habitants, la Région de Bruxelles capitale (RBC) regroupe 19 communes sur 161 km² avec plus d’un million d’habitants.

Quelques données descriptives quantitatives de l’agglomération et de l’aire urbaine de Bruxelles1.

La population de la RBC est en croissance progressive après un fort déclin : elle retrouve aujourd’hui le nombre d’habitants qu’elle avait à la fin des années soixante. Baisse de la population dans les quartiers anciens, stabilité ou hausse dans les quartiers d’urbanisme plus récents. La croissance récente (+10 000 habitants par an) est à expliquer par un solde positif de flux migratoire en provenance de l’étranger qui s’inscrit dans le cadre de l’internationalisation croissante de la Région Bruxelloise. Toutefois ce solde reste négatif avec le reste de la Belgique même s’il est en amélioration par rapport aux années 1980. En 2008, la RBC comptait 680 000 emplois et le taux de chômage y était de plus ou moins 20 %. Son activité représente 20 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de la Belgique. La RBC est une ville multiculturelle où résidaient 25 % d’étrangers en 2007 et où 55000 emplois étaient dédiés à la fonction internationale (deuxième ville du monde en termes d’accueil de conférences internationales).

II- La Région Bruxelles capitale dans l’échiquier institutionnel

La Belgique, état fédéral depuis 1980, comporte 4 niveaux institutionnels :

  • Le niveau communautaire : Flamand, Français, Germanophone,

  • Trois niveaux territoriaux :

  • régional : Flandre, Wallonie, Bruxelles

  • provincial

  • communal

La région de Bruxelles capitale créée par une loi organique de 1971 fédère la ville de Bruxelles avec 18 communes voisines. C’est une région à part entière où le bilinguisme est officiel mais le français majoritaire, qui gère la compétence « Aménagement du territoire ».

Le territoire institutionnel et le territoire vécu ne coïncident pas en raison, notamment, des limites intangibles de la Région Bruxelles capitale dans le contexte national. La réalité urbaine dépasse donc largement les limites administratives : ainsi 378 789 résidants hors de la RBC viennent y travailler. Par ailleurs la concurrence, avec la région Flandre notamment, existe au sein du territoire vécu ; c’est le cas en ce qui concerne le développement d’un pôle tertiaire à proximité de l’aéroport en région flamande, alors que de nombreuses surfaces de bureaux sont vacantes en zone centrale. Dans ce contexte, le Plan régional de développement (PRD), à caractère indicatif, adopté en 2002 a défini trois défis du projet de ville : une population diversifiée, un développement économique durable, la nécessité d’inclure le caractère international et interculturel de Bruxelles dans les projets.

III- Objets de présentation

L’agglomération de Bruxelles a été présentée à partir de point de vue différent lors de plusieurs rencontres de la plateforme des agglomérations urbaines. A Bâle en 2006, une présentation a été réalisée sur la vision stratégique et le positionnement territorial du développement économique de Bruxelles-Capitale. Lors de la plateforme de St Etienne en 2008, la Région de Bruxelles-Capitale a été présentée sous l’angle de l’articulation Planification/Projet.

1 Sources : INS - enquête socio-économique générale 2001 et statbel.fgov.be