Planification de l’adaptation de l’archipel de Kerkennah aux effets du changement climatique
agosto 2021
Agence pour l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie (ADEME)
L’archipel de Kerkennah, un ensemble d’îles plates et de faible altitude situé en Tunisie, est extrêmement vulnérable au changement climatique. La montée du niveau de la mer, accélérée par l’affaissement du sol, menace de submerger 56 % de ses 15 300 hectares d’ici 2100, fragmentant ainsi le territoire en îlots plus petits. Cela met en péril la pêche traditionnelle (une activité économique clé), les écosystèmes côtiers tels que les herbiers de posidonie, ainsi que les ressources en eau douce en raison de l’intrusion d’eau salée.
Pour faire face à ces risques, l’Agence tunisienne de protection et de développement du littoral (APAL) a mené deux initiatives : la mise à jour du plan de gestion intégrée des zones côtières (GIZC) (2014-2015) et l’élaboration d’un plan de gestion d’une aire protégée marine et côtière (APMC) (2017-2018).
Ces projets accordent la priorité à la gouvernance participative et à l’adaptation fondée sur les écosystèmes, offrant ainsi un modèle de planification côtière résiliente au changement climatique en Méditerranée.
Para descargar: capitalisation-cc-adaptation-practices-mediterranean-011449b-projectfolio-en.pdf (3,2 MiB)
En quoi cette initiative contribue-t-elle à l’adaptation du territoire au changement climatique ?
L’archipel de Kerkennah est très vulnérable à l’élévation du niveau de la mer
L’élévation du niveau de la mer, due notamment à l’affaissement du sol, risque d’accélérer les processus déjà observables dans l’archipel de Kerkennah : intrusion d’eau de mer dans la nappe phréatique, érosion côtière croissante, salinisation des sols et expansion des sabkhas (marais salants). Les 15 300 hectares de l’archipel étant plats et comprenant des zones humides, ce relief devrait se fragmenter en plusieurs îles. D’ici 2100, 56 % de l’archipel sera menacé par l’élévation du niveau de la mer (APAL, 2016).
Les activités socio-économiques liées à la mer sont menacées
Les principales activités économiques de Kerkennah sont la pêche, le tourisme et l’agriculture, qui sont désormais menacées par le changement climatique. Cela vaut tout particulièrement pour la pêche, qui repose principalement sur des techniques traditionnelles (enclos de pêche appelés « charfia » et pêche à pied), et qui est donc gravement menacée par l’élévation du niveau de la mer.
Les zones consacrées à cette activité, qui s’exerce principalement dans les eaux peu profondes de l’archipel de Kerkennah, devraient diminuer en raison de l’élévation du niveau de la mer. La fragmentation de l’archipel en un plus grand nombre d’îles est susceptible de modifier les courants marins et de détruire les herbiers de posidonie, ce qui mettra en péril la pêche artisanale et menacera, par conséquent, la sécurité alimentaire des communautés insulaires locales.
La planification doit tenir compte du changement climatique
Les connaissances sur les impacts du changement climatique sur l’archipel de Kerkennah restent encore limitées. Ces initiatives visaient à intégrer ces impacts dans les documents de planification. Bien que cela soit essentiel pour permettre une gestion adaptative du littoral, de nombreux facteurs empêchent encore la prise en compte effective du changement climatique dans la planification (manque de ressources pour le suivi et l’évaluation, manque de données scientifiques pour définir des indicateurs et réaliser des évaluations, etc.).
Implication de la population locale dans la planification et la mise en œuvre
Une approche participative a joué un rôle central dans les projets successifs menés à Kerkennah. En 2014-2015, ces initiatives visaient à améliorer l’intégration des enjeux liés au changement climatique dans la gestion intégrée des zones côtières (GIZC), et en 2017-2018, elles se sont concentrées sur l’élaboration d’un plan de gestion visant à créer une aire marine et côtière protégée (AMCP). L’implication continue des parties prenantes a permis la co-construction des différents documents d’aménagement, garantissant ainsi une plus grande appropriation par la communauté des enjeux sous-jacents et des mesures à mettre en œuvre. L’implication des différents acteurs, ainsi que leur niveau d’intérêt tout au long des ateliers participatifs au cours desquels les plans de gestion successifs ont été élaborés, témoigne d’une prise de conscience croissante des implications du changement climatique pour l’aménagement du littoral et de l’importance de la mobilisation locale.
Pleins feux sur le projet
Objectif
Fournir à la population de l’archipel de Kerkennah les documents d’aménagement et les mécanismes de gouvernance appropriés afin d’améliorer sa résilience face au changement climatique.
Contexte
L’archipel de Kerkennah, situé dans le golfe de Gabès, comprend deux îles principales, l’île de Chargui (ou Grande Kerkennah) et l’île de Gharbi (ou Mellita), ainsi qu’un ensemble de douze îlots. D’un point de vue administratif, Kerkennah est une délégation relevant du gouvernorat de Sfax.
La principale activité économique de l’archipel est la pêche, pratiquée à l’aide de techniques traditionnelles de piégeage et de capture. Cependant, les ressources halieutiques et les écosystèmes marins (herbiers de Neptune) sont menacés par des pratiques de pêche illégales et non durables (pêche au chalut). Or, ces services écosystémiques revêtent une importance vitale pour l’économie locale, car ils contribuent à la résilience alimentaire de la population. Ils jouent également un rôle crucial dans l’adaptation au changement climatique (les herbiers de Neptune stabilisent les fonds marins et le littoral, ce qui limite l’impact de l’érosion marine).
Sur terre, la végétation joue également un rôle important dans la limitation de l’érosion marine et de la salinisation des sols.
De plus, l’île est également confrontée à des problèmes de gestion des déchets et de traitement des eaux usées, ainsi qu’à une pression démographique saisonnière due au tourisme (15 000 habitants en hiver et jusqu’à 200 000 en été).
Historique des initiatives de GIZC à Kerkennah
Le plan de gestion intégrée des zones côtières (GIZC) de l’archipel de Kerkennah a été actualisé par l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) en 2014-2015, dans le cadre du projet ClimVar. Ce projet régional visant à intégrer le changement climatique et la variabilité climatique dans les stratégies nationales de GIZC est une initiative complémentaire au projet MedPartnership, qui rassemble 11 pays méditerranéens et est financé par le Fonds pour l’environnement mondial. En 2017-2018, l’étude préparatoire du plan de gestion des îles du nord de Kerkennah a également été menée par l’APAL, en partenariat avec le Centre d’activité régional pour les aires spécialement protégées (SPA/RAC). Cette initiative s’inscrivait dans le cadre du programme-cadre MedMPAnet (Projet régional pour le développement d’un réseau méditerranéen d’aires marines et côtières protégées).
Cette initiative, qui s’inscrivait dans la continuité du projet ClimVar, s’est principalement concentrée sur l’élaboration du plan de gestion intégrée des zones côtières (GIZC) pour la future zone marine et côtière protégée (MCPA) de Kerkennah (sur la base de la zone identifiée dans les recommandations de 2015). Des processus de consultation ont été menés sous la forme de 3 ateliers participatifs en 2014-2015 et de 5 ateliers en 2018-2019, ainsi que de rassemblements, d’entretiens et de réunions avec les parties prenantes locales.
Description technique
Plusieurs recommandations ont été formulées dans les documents de planification successifs, parmi lesquelles figuraient les suggestions suivantes :
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Contrôler et réglementer les activités de pêche ;
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Mettre en œuvre des programmes de sensibilisation à l’intention des communautés locales et des autorités locales sur l’importance de la conservation des écosystèmes ;
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Mettre en place un suivi cartographique de la taille et de l’état des écosystèmes (en particulier les herbiers marins) ;
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Créer des aires marines protégées (AMP) et des zones protégées ;
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Installer des récifs artificiels et des dispositifs anti-chalutage dans les zones sensibles, afin de préserver la reproduction des organismes marins et de protéger les herbiers marins contre les activités de chalutage ;
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Élaborer un plan de développement du tourisme et de l’écotourisme pour l’ensemble du territoire et pour les aires protégées ; etc.
Certaines de ces mesures sont actuellement mises en œuvre, principalement grâce au cadre fourni par les documents de planification et à la mise en place d’une gouvernance appropriée.
Territoire concerné : archipel de Kerkennah (territoire insulaire)
Porteurs de l’initiative : Agence tunisienne de protection et de développement du littoral (APAL)
Partenaires :
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Initiative 1 : GRID-Genève, GWP-Med, Plan Bleu
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Initiative 2 : PNUE, SPA/RAC
Calendrier :
Élaboration des documents-cadres de planification :
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Initiative 1 : 2014-2015
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Initiative 2 : 2017-2018
Ressources humaines : Mobilisation des acteurs locaux (société civile et associations), implication des agences et instituts nationaux et décentralisés (INSTM, ONAS, ANPE, ONTT, INM, INAT, etc.)
Ressources financières :
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Budget total de l’initiative 2 (étude de planification uniquement) : 32 000 €
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Mise en œuvre de l’initiative 2 : recherche de financement en cours
Quels sont les résultats concrets ?
Protéger les services écosystémiques, une stratégie d’adaptation au changement climatique pour Kerkennah
Aujourd’hui, les approches disponibles pour protéger le littoral contre l’élévation du niveau de la mer et l’érosion comprennent des techniques « rigides » (enrochements, digues, brise-lames) ou des techniques plus « flexibles » (clôtures à sable, réapprovisionnement des plages, etc.). Cependant, ces techniques souples ne sont pas encore très répandues en Tunisie et les solutions « douces », comme les filets de sable, ne sont pas envisageables à Kerkennah en raison des forts courants marins qui compromettent la stabilité de telles structures. C’est pourquoi la définition et la mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée de la zone côtière (GIZC), associées à la délimitation d’une zone de protection côtière (MCPA), constituent les meilleures méthodes pour protéger les services fournis par les écosystèmes marins et ainsi améliorer la résilience des communautés résidant à Kerkennah.
La gouvernance nécessaire à la mise en œuvre du plan de gestion de la ZPAM de Kerkennah est en cours de mise en place
Un comité de consultation local, composé de représentants des communautés, d’ONG actives sur le site et d’organisations professionnelles, devrait être mis en place d’ici fin 2020. Ce comité conseillera l’unité de gestion sur l’élaboration, la révision, les modifications et la mise en œuvre du plan de gestion.
L’Unité de gestion de la ZPS de Kerkennah, qui sera composée de fonctionnaires de l’APAL, sera chargée de coordonner les parties prenantes au sein de ce comité. Un système de cogestion associant l’APAL et une association locale (idéalement une association de pêcheurs) est à l’étude pour cette unité, afin d’assurer une coordination plus étroite entre l’Unité de gestion et le Comité consultatif. À cette fin, une unité dédiée de l’APAL pour l’archipel de Kerkennah ouvrira ses portes en 2020.
Activités prioritaires à mener
Les activités à mener avant la fin de l’année 2020 ont été classées par ordre de priorité. Elles comprennent :
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Le balisage des limites extérieures de l’ensemble de la zone à protéger ;
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Le lancement d’activités de surveillance visant à empêcher la pêche au chalut ;
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La mise en œuvre d’actions de sensibilisation auprès des pêcheurs (ateliers et formations) ;
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Réalisation d’une étude de faisabilité sur l’installation de récifs artificiels ;
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Lancement d’un suivi de la biodiversité en vue de l’élaboration d’une carte des habitats marins (plus détaillée que la carte existante).
Une approche intégrée pour favoriser l’appropriation locale des mesures et garantir leur pérennité
La sensibilisation des pêcheurs est au cœur tant du plan de gestion intégrée de la zone côtière (GIZC) de Kerkennah que, plus spécifiquement, du plan de gestion de la MCPA, car l’économie de l’archipel repose principalement sur la pêche et les activités liées à la mer, qui sont aujourd’hui menacées par des pratiques non durables et le changement climatique. Des ateliers et des sessions de formation seront donc organisés à l’intention de tous les pêcheurs. De plus, afin de garantir que les actions futures soient solidement ancrées, il est prévu de réorganiser la structure des groupes de pêcheurs. Ces groupes sont actuellement organisés en « groupes de développement agricole » ; l’objectif est de faire évoluer ces structures pour qu’elles deviennent des associations (ce qui leur permettrait de collaborer plus facilement avec des organismes décentralisés tels que l’APAL de Kerkennah).
La mise en œuvre effective dépend de la réglementation et du financement
La zone de la MCPA a été délimitée et son plan de gestion a été élaboré. Cependant, l’obtention d’un décret ordonnant la création de la MCPA est un long processus. En attendant, certaines activités illégales se poursuivent et le non-respect de la législation en vigueur reste une menace.
De plus, il reste actuellement difficile de mobiliser des financements nationaux pour des initiatives environnementales et liées au climat, car les politiques et stratégies nationales ciblent parfois d’autres secteurs. En conséquence, on constate malheureusement un manque de ressources techniques et de personnel pour mettre en œuvre efficacement le plan de gestion des îles du nord.
D’autres possibilités de financement sont actuellement à l’étude pour surmonter ces obstacles.
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La future aire marine et côtière protégée
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La superficie totale de la future aire marine et côtière protégée est de 1 091,5 km² (4,5 km² de superficie terrestre insulaire et 1 087 km² de mer).
Quelles sont les conditions de réussite ?
L’implication de la population locale dans les forums de consultation et les instances de suivi et de gestion
Grâce à de nombreuses séances de consultation et de discussion, une relation de confiance s’est établie entre les acteurs locaux et les représentants des autorités régionales et décentralisées. Au départ, la population de Kerkennah, plutôt isolée, se montrait méfiante à l’égard de ce type de projet d’aménagement et peu encline à coopérer, car elle se sentait « abandonnée par l’État » et craignait que « les fonds investis ne produisent aucun résultat ». Finalement, l’organisation d’ateliers de consultation dès le début des délibérations sur l’aménagement du littoral a suscité un élan local en faveur du projet.
La mise en place d’un comité consultatif et d’une unité de gestion locale, qui permettent d’ancrer solidement la gouvernance au niveau local, devrait offrir davantage de souplesse pour mobiliser les parties prenantes, renforcer la responsabilité et l’appropriation des enjeux par les acteurs locaux, et assurer une meilleure continuité entre la planification et la mise en œuvre effective des actions. Dans ce contexte insulaire isolé, il sera important de doter cette unité de gestion d’une certaine autonomie pour prendre des décisions opérationnelles et financières.
Le soutien national aux initiatives locales doit être renforcé
Le plan de GIZC est limité par le fait que les initiatives locales ne sont pas systématiquement intégrées dans la planification régionale et nationale, ce qui garantirait que leur mise en œuvre soit alignée sur d’autres objectifs territoriaux (qu’ils tiennent compte ou non du changement climatique). Par conséquent, il arrive souvent qu’aucun financement public ne soit accordé pour soutenir la mise en œuvre de ces initiatives, car elles ne figurent pas parmi les priorités fixées par le gouvernement. Il semble donc crucial de définir clairement comment le projet s’intégrera dans les documents de stratégie territoriale avant son lancement.
Miser sur des stratégies de financement innovantes
La disponibilité des financements s’est avérée être le facteur le plus important pour la mise en œuvre efficace des actions prévues dans l’archipel de Kerkennah. En Tunisie, les investissements nationaux dans les projets liés au climat et à l’environnement sont très limités. Une opportunité de financement par le MedFund est actuellement à l’étude afin de permettre la mise en œuvre du plan de gestion de la future MCPA. Ce fonds, qui finance des initiatives fondées sur la cogestion avec la société civile, correspondrait bien à la structure opérationnelle envisagée (cogestion de la MCPA par l’APAL et une association locale).
Le changement climatique est-il réellement intégré dans les plans de GIZC ?
Bien que le plan de GIZC de Kerkennah ait appelé à une meilleure prise en compte des enjeux spécifiques liés au changement climatique, la formulation relative au changement climatique dans le futur plan de gestion de la ZPS reste assez vague et imprécise. Si les écosystèmes protégés par la zone de la MCPA, notamment les herbiers de posidonie, contribueront directement à réduire l’impact de l’érosion sur le littoral de Kerkennah et constitueront ainsi une mesure d’adaptation concrète, la compréhension de l’impact du changement climatique sur les activités socio-économiques de l’île semble encore limitée.
Des recherches supplémentaires sur l’impact local du changement climatique sont nécessaires
Hormis les modèles existants sur l’élévation du niveau de la mer, on manque de données scientifiques pour suivre et évaluer l’impact local du changement climatique. Cela limite considérablement la définition d’indicateurs sur lesquels des plans de gestion pourraient s’appuyer.
Avant d’entamer tout processus de planification, il reste essentiel de mener des évaluations, qui devraient au moins s’appuyer sur des informations qualitatives lorsque les données disponibles pour des évaluations quantitatives sont limitées. Il est donc indispensable d’associer des experts du climat à ce type de processus.
| Paroles d’un participant : »Aujourd’hui, l’aménagement du littoral ne tient pas compte des risques climatiques, car les décideurs ne savent pas comment mesurer les répercussions de ce type de données. Les interventions côtières sont menées au cas par cas, en fonction des circonstances. Il n’existe pas de stratégie claire, alors que l’APAL a besoin d’informations scientifiques récentes et de données à la fois fiables et innovantes, ainsi que des compétences nécessaires pour analyser ces données et les intégrer dans des stratégies. » Fadhel Baccar (PNUD Tunisie), dans un entretien avec Maryam Omar, le 3 janvier 2020 |
Referencias
Étude réalisée par Lucie Royer, Ramboll
Document de l’ADEME : Capitalisation on climate change adaptation practices in the mediterranean area. Project portfolio - Capitalisation sur les pratiques d’adaptation au changement climatique dans la région méditerranéenne. Portefeuille de projets
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Publications
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Chatenoux, B. ; Allenbach, R. ; Paduzzi, P. ; Lafitte, A. ; Touzi, S. & Ben-Zakoun, M. 2015. Intégrer la variabilité du changement climatique dans les stratégies nationales de gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Contribution à la nouvelle version du plan de gestion intégrée des zones côtières pour l’archipel de Kerkennah. GBD Genève, Plan Bleu et GWP Med.
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SPA/RAC - PNUE/PAM 2019. Plan de gestion des zones marines et côtières des îles septentrionales de l’archipel de Kerkennah. Phase II : mesures de gestion. Par Cabinet Thetis-Consell, Kherji A., Limam A., Guellouz S. et Ben Hmida A. (éd.). SPA/RAC, Tunis : 86 p.
Contacts
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Samia Bou Fares, directrice de la gestion des écosystèmes, Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL)
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Ahmed Ben Hmida, ingénieur principal (pêche et génie environnemental), unité de gestion des écosystèmes côtiers, coordinateur du plan de gestion des îles du nord de Kerkennah