Transport terrestre et changement climatique

2014

Le dossier «Transport terrestre et changement climatique» porte sur la contribution possible des transports terrestres à la lutte contre les changements climatiques. Par transports terrestres on entend : le transport routier (véhicules particuliers, véhicules utilitaires légers, deux-roues, camions, bus), le transport ferroviaire (trains, tramways, métros), le transport fluvial et le cabotage maritime.

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L’effet de serre a été décrit pour la première fois en 1827 et les observations météorologiques standardisées existent depuis 1873. Il est produit par une couche gazeuse qui maintient dans l’atmosphère terrestre une partie du rayonnement solaire réfracté par la terre. C’est un phénomène d’abord naturel et indispensable à la vie sur terre mais en augmentation problématique depuis l’ère industrielle. Les gaz à effet de serre (GES) résultant de l’activité humaine sont le dioxyde de carbone (CO2, 77% des émissions anthropiques totales en 2004), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et différents gaz frigorigènes (HFC, PFC et SF6). Le changement climatique dû à l’augmentation de l’effet de serre devrait se traduire par une hausse du niveau des mers entraînant une submersion de certains territoires, la multiplication de phénomènes extrêmes, des migrations d’espèces et transformations d’écosystèmes, des mutations imposées aux activités agricoles.

Le changement climatique est devenu une problématique mondiale avec la première conférence sur le climat en 1979 puis la Convention cadre sur le changement climatique approuvée lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 et aujourd’hui signée par 194 Etats membres de l’ONU. L’analyse scientifique est portée par le Groupe intergouvernemental d’études sur le climat (GIEC), créé en 1988, dont le 5e et prochain rapport est attendu pour 2014. Grâce à ces travaux scientifiques partagés, la nécessité de limiter la hausse des températures est devenue relativement consensuelle. L’objectif de limiter à 2°C à la fin du XXIe siècle l’augmentation des températures est aujourd’hui la référence commune, augmentation considérée comme laissant une certaine réversibilité au phénomène. Cet objectif conduit à celui dit du « facteur 4 », division par 4 en 2050 des émissions de 1990 des pays développées pour atteindre une division par deux des émissions mondiales en tenant compte du développement inéluctable des autres pays. Les négociations internationales ont pour cadre principal les Conférences des parties signataires de la Convention cadre (dernière en date et 18e, à Doha Afrique du Sud en 2012). Le Protocole de Kyoto (1997) a marqué ces négociations par les premiers objectifs quantitatifs et mesures concrètes avec engagements d’une partie des Etats industrialisés.

Les émissions globales de GES ont pour origines principales l’industrie, la production d’énergie, les transports et l’agriculture. Aujourd’hui, le secteur des transports représente 13% des émissions de GES mais un quart des émissions de CO2 au niveau mondial et un tiers de la consommation énergétique française. C’est donc un secteur important au regard de la problématique du changement climatique, qui se double, pour beaucoup de pays dont la France, de celle de la dépendance énergétique aux produits pétroliers (93% des 50 Mtep de consommation en France en 2011).