Energy Cities proposition 14 – Mieux utiliser et partager ce qui existe plutôt que posséder davantage

Connaître les ressources et les flux de son territoire

2014

Energy Cities

Energy Cities est un réseau de plus de 1 000 villes de 30 pays différents. Convaincu que la transition énergétique est plus qu’une question d’énergie renouvelable ou de technologies de pointe, Energy Cities propose d’utiliser les ressources de manière raisonnée, de renforcer la participation locale et d’améliorer la qualité de vie dans une Europe démocratique. En 2014, le réseau présente 30 propositions pour la Transition Energétique des Territoires.

Elles constituent une source d’inspiration pour penser et agir différemment. Pour enfin tourner la page de pratiques non soutenables qui nous emmènent dans des impasses énergétiques, climatiques et peut-être économiques et sociales.

À télécharger : cahier_short_jan2014_fr.pdf (6,9 Mio)

Mieux utiliser et partager ce qui existe plutôt que posséder davantage

Le problème à résoudre

Est-il indispensable de posséder une voiture que l’on utilise 2 à 5% du temps plutôt que de louer son usage où et quand on en a besoin ? Est-il judicieux de se déplacer « en solo » quand on peut covoiturer ? Est-il impératif d’acquérir un vélo plutôt que d’utiliser le service mis à disposition dans ma ville ? Est-il nécessaire de construire de nouveaux bâtiments et équipements publics quand ceux existants sont sous-utilisés ?

Il y a un paradoxe. Nous avons des besoins de mobilité ou d’espace. Nous y répondons par la possession d’un véhicule ou la construction d’un nouvel équipement public. Les avantages sont connus : en possédant, la disponibilité de l’usage nous est garantie. Mais les inconvénients ont commencé à dépasser les avantages dans plusieurs domaines, aux plans individuel et collectif : posséder une voiture en ville est devenu un tracas et une source de dépense considérable, en investissement et en fonctionnement ; les consommations d’énergie et de matières premières sont disproportionnées par rapport aux usages rendus.

La proposition

Faire plus avec ce qui existe, c’est donner priorité à l’usage plutôt qu’à la possession. On appelle cela l’économie de la fonctionnalité, qui consiste à remplacer la consommation de biens (tels que l’énergie) par l’intelligence de leur utilisation : optimiser l’utilisation du patrimoine public bâti existant plutôt que construire davantage ; anticiper et faciliter les changements émergents de modes de vie des citoyens, grâce au covoiturage, à l’auto ou au vélo-partage ou encore au jardin collectif ; favoriser la mutualisation et l’échange de biens et de services entre les habitants.

Les conditions du succès

  • A partir d’exemples, montrer que de telles solutions sont des réponses concrètes et positives aux embarras de la vie quotidienne, à la réduction des dépenses publiques et privées ainsi qu’aux gaspillages d’énergie et de matières premières.

  • Mettre en évidence la plus-value pour la société de solutions qui promeuvent des concepts de vie urbaine post-individualiste et donnent davantage de responsabilités aux citoyens.

  • Développer des pratiques de partage et de mutualisation de biens et d’équipements entre les services de l’administration.

Références

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